Découverte sensorielle du château Montus à Madiran 11 septembre 2021

photo de groupe dans l'escalier« Et maintenant, nous entrons dans la cathédrale du tannat » annonce non sans fierté Thomas, notre guide pour la journée. Sa voix résonne sous les voûtes en ogive de la splendide cave enterrée où sont entreposées environ deux mille barriques.

Enfin, nous y sommes ! Oubliées les incertitudes liées à la pandémie ! Cette découverte sensorielle du château Montus dans le vignoble de Madiran est le projet phare de notre année dont le thème est « La découverte du patrimoine local ».

La visite du château Montus débute au centre de la splendide cour carrée. Notre guide est intarissable sur l’histoire de ce domaine de deux cents hectares. L’histoire d’une passion intimement liée à celle de ce vignoble du Madiranais ou comment, depuis le Moyen-Age jusqu’au vingt-et-unième siècle, un vin de pays râpeux a su se hisser au niveau des appellations les plus prestigieuses. L’innovation et l’expérimentation sont toujours d’actualité. Plus que jamais même, car le dérèglement climatique rend indispensable l’évolution des pratiques.

Cour carrée barriques entreposées sous les voûtes en ogives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pénétrons maintenant à l’intérieur du chais. La charpente en coque de bateau renversée de cette ancienne grange est une merveille. Tous les sens sont sollicités : contraste de température, odeur de fermentation, bruit du travail des hommes (les vendanges viennent de commencer). Attention, ça glisse un peu ! Sous nos doigts, les cuves et tonneaux révèlent leur forme : les hautes cuves tronc-côniques, les tonneaux bourguignons bien ventrus, les bordelais plus élancés et les « cigares », les plus hauts. Au passage, nous faisons cercle autour du dieu Bacchus figé dans sa mosaïque sous la coupole centrale et entouré d’une garde d’honneur de cuves en inox.

charpente en coque de bateau renversée cuves en inox

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous apprenons tout sur les différentes étapes de la vinification ; les différents cépages (le tannat, le cabernet sauvignon, le cabernet franc etc.) ; L’importance des échanges entre le précieux liquide et le matériau de la cuve ou le bois du tonneau pour l’identité du vin.

photo de groupe devant les cuves photo de groupe devant les cuves

 

 

 

 

 

A l’issue de la visite des chais, un itinéraire buissonnier nous fait découvrir en car le vignoble à flanc de côteau, de « croupe » comme ils disent ici ! Notre guide nous explique le terroir, l’importance du sol, de l’ensoleillement, de la pluie et du vent. Nous faisons une halte pour saluer des ceps de vigne vieux de plus de deux cents ans. Ces parcelles ayant survécu au phylloxéra de la fin du dix-neuvième siècle sont très rares en France.

D’autres carrés ont subi le gel tardif du printemps dernier.

Un peu plus loin, la table est dressée pour nous au château Bouscassé, berceau de la famille du propriétaire. Cette ancienne ferme viticole a conservé son âme avec son potager, son poulailler et son pigeonnier. De nos jours, c’est là qu’est entreposé le stock de vin du domaine. Le lieu idéal par conséquent pour déguster le repas gastronomique « Accord mets et vins ». Avec modération, certes, mais avec délectation ! quel raffinement ! Les masques sont tombés, les visages des quarante convives sont radieux !

repasrepas

 

 

 

 

 

 

repasrepas

 

 

 

 

 

 

Un petit détour par la boutique et l’heure du retour sonne déjà.

A n’en pas douter, cette journée fera date dans les annales du comité départemental. Tous nos remerciements à tous les acteurs de ce grand moment de convivialité : bénévoles du comité AVH 65, accompagnants, sans oublier le chauffeur de l’autocar condamné à boire de l’eau !  Une mention spéciale pour Thomas et ses collaborateurs pour la qualité de leur accueil.

 

Marie-Noëlle