Sortie théâtre Lourdes octobre 2020

A l’invitation de l’auteure Gloria Carreno, neuf membres du comité AVH 65 ont assisté à la création de la pièce intitulée « Donne-moi ta main » au Palais des Congrès de Lourdes le 1 er octobre dernier. En ces temps de contraintes sanitaires, le public a apprécié de pouvoir applaudir, même masqué, un spectacle vivant.

Seule en scène, la comédienne a su nous transmettre la poésie et l’émotion du texte souligné par une mise en scène à la fois discrète et évocatrice. Par son jeu et les modulations de la voix auxquelles nous, les déficients visuels, avons été particulièrement sensibles, elle a incarné tous les protagonistes de cette histoire. Les voyants qui nous accompagnaient ont complété notre perception en nous décrivant les éléments de décor et les accessoires indispensables à une compréhension fine du spectacle.

Et le « Donne-moi ta main » comme un fil conducteur : celui de l’enfance insouciante, celui, inhumain, du tatouage du matricule sur l’avant-bras, celui des lignes de la main et enfin celui du libérateur du camp.

A l’issue de la représentation, l’auteure et la metteuse en scène ont rejoint la comédienne sur le plateau et ont mis l’accent sur le travail documentaire effectué par l’auteure. C’est sans doute ce qui rendait ce spectacle si poignant : une fiction inspirée de faits tellement réels !

 

Une expérience très émouvante qui a alimenté les échanges entre nous sur le chemin du retour. Mais qui pourrait parler de la pièce mieux que l’auteure et la metteuse en scène ?

Ecoutons-les maintenant :

 

Résumé de la pièce par l’auteure :

  • ACTE 1 : Dita a 9 ans lorsque les Allemands entrent dans Prague. On entend la joie et l'innocence de son enfance.
  •  ACTE 2 : Elle a 12 ans quand elle est envoyée dans un 'camp vitrine' où les Allemands cherchent à convaincre les instances internationales qu'ils s'occupent bien des Juifs.
  • ACTE 3 : Dita a été nommée 'bibliothécaire' (pour un total de 8 livres, tous clandestins). Elle trouve un moyen extraordinaire pour donner de l'espoir autour d'elle.

Gloria Carreno

 

Mot de la metteuse en scène :

Entrer dans l’histoire, dans l’Histoire, en douceur, sans bruit, en ouvrant lentement la porte du souvenir. Le souvenir d’une vie, de toutes ces vies vécues, dont les morceaux épars reposent depuis si longtemps dans la pauvre valise-mémoire. Alors oui, entrer en scène, seule, par la haute porte mystérieuse du théâtre, avec seulement cette valise qui respire encore, qui s’ouvre encore pour parler.  

Mercedes Tormo

 

Un grand merci à Gloria Carreno et à toute son équipe ainsi qu’aux responsables de la salle de spectacle de nous avoir permis de vivre et de partager avec le public valide un moment de théâtre si intense.

 

Marie-Noëlle