Rencontre avec Marie-Thé Laclaverie le 19/12/19

Quand le club Lecture Audio reçoit une auteure tarbaise.

L’auteure Marie-Thé Laclaverie et les membres du club lecture échangent autour d'une table

 

L’excitation règne ce jeudi dix-neuf décembre au local du comité AVH 65. Le club Lecture Audio a invité l’auteure tarbaise Marie-Thé Laclaverie pour un échange sur les trois ouvrages qu’elle a publiés ces dernières années aux Editions L’Harmattan. Elle a gentiment offert au comité une version papier de chacun de ces livres que le club Lecture Audio a fait enregistrer par l’audiothèque des Boucles de Seine au Vésinet.

Une vingtaine de personnes se presse dans la salle de réunion. Trois élèves de Terminale Sanitaire et Social du lycée Marie Curie assistent à la rencontre. Elles ont choisi l’action et les projets du club Lecture Audio comme sujet pour leur oral de bac.

Olivia présente l’invitée, Jean-Noël et Marie-Noëlle exposent brièvement l’action du club Lecture Audio et celle du Comité AVH 65. Aziza lance la discussion en parlant du premier ouvrage publié : « Un instant pour toujours », ouvrage où l’auteure témoigne de son engagement de bénévole au sein de l’association SP2 (Société Pyrénéenne de Soins Palliatifs) qui accompagne les malades dans l’unité de soins palliatifs d’une clinique tarbaise. Avec le consentement des familles, Marie-Thé Laclaverie nous livre avec pudeur les paroles échangées quand le bout du chemin se profile. Le thème a effrayé certaines des personnes présentes mais pour celles qui ont lu ce livre, c’est avant tout un message d’espérance.

La discussion glisse ensuite vers « Marie de mon enfance ». Alors qu’elle veille sa marraine à l’agonie, Marie-Thé Laclaverie se remémore son enfance et les moments de complicité passés auprès de cette marraine tant aimée. Elle nous entraîne à sa suite de son Dauphiné natal au Gers de ses premiers émois… Ce texte a permis à chaque lecteur de s’évader dans ses propres souvenirs d’enfance, de saluer la mémoire d’une marraine récemment disparue pour l’un, d’évoquer la terre des ancêtres pour d’autres…

La conversation se poursuit autour du livre le plus récent « A la septantaine je te raconte ». Le régionalisme du titre et la symbolique du chiffre 7 animent déjà le débat. Dans ce journal intimiste, Marie-Thé Laclaverie nous fait partager pas à pas l’aventure familiale que fut l’arrivée au foyer de sa fille de la petite Marine, enfant adoptée à Tahiti. Quelle complicité entre Marine et sa Mamie Thé ! Ce livre fait particulièrement écho au vécu de l’un des participants qui a adopté avec son épouse « une petite fille du monde » selon ses propres termes. S’ensuivent des questions sur une quête éventuelle des parents biologiques, sur la jalousie.

Les membres du club lecture écoutent avec attention l’auteure.

 

Les lecteurs ont souligné l’amour qui unit la famille, la générosité, la capacité d’écoute  et la tolérance de l’auteure en lien avec la foi chrétienne qui l’anime. Son humour et sa fantaisie ne sont pas passés inaperçus non plus !

La prestation de la donneuse de voix bénévole qui a enregistré les trois ouvrages a été unanimement appréciée car cette personne s’est particulièrement bien approprié le texte, nous restituant le récit avec une grande sensibilité. Les animateurs du club Lecture Audio sont heureux d’offrir à Marie-Thé Laclaverie une version audio sur CD de son œuvre.

Des questions d’ordre général sur le soutien de l’entourage lors de l’écriture, sur l’écriture elle-même et les exigences de l’éditeur complètent l’échange.

L’assistance est sous le charme ! Avec son sourire, sa simplicité et sa franchise, Marie-Thé Laclaverie a séduit l’auditoire après avoir touché lectrices et lecteurs avec ses mots.

Elle nous dévoilera même le thème de son prochain ouvrage, un roman cette fois-ci. Mais chut ! C’est un secret !

Les lycéennes ne sont pas intervenues dans le débat mais avouent avoir été émues aux larmes par les propos échangés.

Et comme la convivialité et le partage sont l’essence même du Comité AVH 65, c’est autour d’un goûter « fait maison » que s’est achevé ce passionnant après-midi.

 

Marie-Noëlle